1 semaine dans les Pouilles
Conseils pratiques pour visiter les Pouilles
Conseils pratiques pour visiter les Pouilles : l’aéroport de Bari est le plus proche mais ça peut aussi se faire depuis Naples en combinant la côte Amalfitaine (que je déconseille totalement tant c’est gâché par le tourisme de masse).
Nous avons choisi de partir depuis Naples pour des raisons économiques en partant de Marseille avec Ryanair qui reste quand même malheureusement toujours la solution la plus économique…
Nous avons loué une voiture chez Sixt car c’était la seule agence qui proposait la possibilité de restitution avant 8h du matin. En pratique j’imagine que les autres le proposent aussi, mais sur Rental Car ça n’était pas possible et le vol retour était à 8h.
Les agences n’ouvrent qu’à 8h à l’aéroport de Naples, alors que de nombreux vols arrivent vers 7h. Allez comprendre la logique.
La conduite : si vous vous plaignez du fait que les français ne mettent pas leur clignotant vous allez halluciner en Italie. De mémoire je n’en ai pas vu un seul ! Alors faites très attention, les italiens ont vraiment une conduite très particulière, un peu comme au Maroc : il n’y a pas vraiment de règles.
Certains conduisent très doucement, d’autres très vite.
Et comme on ne comprends quasiment jamais les limitations de vitesse c’est du grand n’importe quoi.
Les routes dans le sud de l’Italie ne sont pas en bon état, il n’est pas très agréable d’y conduire, mais au moins il n’y a pas de rond point tous les 500m ni de dos d’âne. On ne peut pas tout avoir !
L’essence est également moins chère que chez nous. Il y a peu de péages et on ne gagne pas vraiment de temps à prendre les autoroutes à péages dont on ne comprends pas vraiment les limitations de vitesse (tout comme sur les routes en général où on constate qu’on roule souvent à plus de 40km/h au dessus des l’imitions qu’on distingue de temps en temps. Mais il y a peu voire aucun radars et avec Waze on s’en sort très bien).
Les coups de coeur
- Matera
- Monopoli
- Ostuni
A voir :
- Lecce
- Locorontodo
- Polignano a Mare
- Alberobello
- Otrante
On peut s’en passer :
- La côte Amalfitaine
- La partie ouest des Pouilles avec Porto Ceserao et Galipolli
Bien entendu cela n'engage que moi et je serai ravi d'avoir vos retours si vous n'êtes pas d'accord avec moi.
Notre itinéraire
Du samedi 3 mai au samedi 10 mai, nous avons réalisé ce parcours. Sans courir malgré les plus de 1000km. Nous avons passé 2 nuits à Matera, 2 à porto Cesaro, et 2 à Monopoli, puis la dernière nuit avant le départ non loin de Naples pour visiter la côte Amalfitaine le dernier jour.
Le dernier jour n’était pas prévu au programme, mais nous avions fait le tour de ce que nous voulions voir dans les Pouilles. Je ne suis pas du genre à vouloir absolument tout voir et il faut avouer que même si les villages sont magnifiques, ils finissent tous par se ressembler un peu : des jolies petites rues avec des escaliers et du blanc.
J’en rajoute un peu car ils ont évidemment tous leurs petites différences, mais 1 semaine me semble largement suffisante pour découvrir cette région en incluant Matera.
Matera
L'incontournable des Pouilles
« Mourir peut attendre ». Vous connaissez ce film de la saga James Bond ?
C’est ce film qui a déclenché mon envie de découvrir Matera en Italie. Et du coup la visite de la région des Pouilles.
En pratique Matera n’est pas située dans les Pouilles, mais elle se visite en général en combinant le séjour.
Départ prévu le samedi 3 mai à 5h40 depuis Marseille. Un réveil à 2h pour une arrivée à Naples à 7h. On peut visiter Matera et les Pouilles depuis Bari qui est plus proche mais il n’y avait pas de vols abordables à ce moment là.
Après presque 3h de route nous arrivons donc à Matera. L’arrivée dans la ville est « particulière » comme dans quasiment toutes les jolies villes d’Italie d’ailleurs.
C’est loin d’être aussi glamour que dans James Bond puisqu’on ne voit pas la ville de loin, on se demande même où elle se trouve.
Nous avons choisi de nous garer dans un parking public à quelques minutes à pied de l’entrée de la ville. Il est compliqué de trouver une place gratuite à proximité, et l’Italie n’a pas la meilleure réputation pour laisser sa voiture dans la rue. Et il est parfois compliqué de comprendre où se garer dans les rues.
Après coup je me rend compte qu’on aurait pu trouver des places gratuites un peu plus loin comme dans les autres villages qu’on a visité au cours du voyage, mais il faut quand même chercher un peu et être sûr avec les panneaux qui ne sont pas toujours bien clair alors on a joué la sécurité et le confort.
Nous avions trouvé un logement en plein coeur de la ville dans le quartier le plus agréable selon moi. Mais même si la ville semble étendue, on passe finalement rapidement d’un point à l’autre en peu de temps, donc peu importe où vous serez placés vous ne serez jamais bien loin.
Matera se vit, il est impératif d’y passer 1 à 2 nuits. Sinon on se retrouve comme partout à se balader sans vraiment comprendre la ville et surtout en loupant les moments les plus agréables : le matin et la fin de journée.
S’il s’agit d’une des villes les plus touristique d’Italie, j’ai trouvé quand même qu’elle restait très agréable et pas totalement pourrie par le tourisme comme ça a été le cas sur la côte Amalfitaine.
J’ai adoré m’y balader et découvrir les différents points de vue. Je ne suis pas du genre visite touristique et vouloir voir tout ce qu’il y a a voir, donc je ne vous ferais pas un tour des immanquables de Matera.
Selon moi c’est surtout une ville qui se vit. Si possible tôt le matin avant l’arrivée du flot de touriste, et en fin de journée quand la lumière devient plus douce et les températures plus agréables et que les bus de touristes s’en vont.
Là on apprécie pleinement la beauté du lieu et sa sérénité. Il y a plein de petites adresses sympa où manger ou se poser pour boire un verre.
Je n’ai pas d’adresse coup de coeur à vous partager, vous ferez au feeling, en sachant que d’une manière générale, à moins d’y mettre vraiment le prix, ça reste des restos pour touristes, donc du plus mauvais au plutôt sympa sans plus.
A me lire on pourrait croire que je n’ai pas apprécié plus que ça Matera mais c’est pourtant l’une des plus belle ville que j’ai eu l’occasion de visiter dans ma vie. Je l’ai trouvé unique dans sa configuration, son architecture et son ambiance générale.
J’ai trouvé amusant le contraste entre l’ambiance festive et animée de la ville haute du côté de la Via Del Corso, et le bas de la ville le soir.
Découvrir Matera c’est se perdre (vous ne vous perdrez jamais c’est aussi étendu que petit vous verrez) dans les ruelles, emprunter un escalier sans savoir où il mène mais finalement toujours se retrouver, à chercher des points de vue sur la ville.
Si vous voulez découvrir la ville de loin, il faudra marcher ou reprendre la voiture et aller jusqu’au belvédère Murgia Timone.
Nous avions la flemme de faire la marche qui consiste à descendre la vallée, traverser la rivière que vous voyez tout en bas par un pont tibétain, puis remonter la vallée en plein soleil. J’adore randonner mais là pour le coup ça ne me bottait pas du tout. Nous avons donc choisi de nous y rendre en voiture. Malheureusement la lumière n’était pas dingue pour le coucher de soleil.
Il peut être intéressant également d’y aller tôt le matin pour échapper à la chaleur et voir le soleil se lever et éclairer la ville. Une autre fois peut-être, mais nous avons préféré nous promener dans la ville et apprécier le calme.
Avoir Matera pour soi est une expérience unique.
Les Pouilles
Après avoir passé ces 2 nuits vraiment agréables (je conseille au minimum 1 nuit à Matera), nous prenons la route pour les véritables Pouilles, puisque Matera n’en fait pas parti.
Direction le sud ouest pour environ 2h de route vers Porto Cesareo dans la région de Lecce.
Il n’y a rien de spécial à Porto Cesareo mais au moins on ne pas galérer pour se garer et c’est calme.
La route pour y aller ne présente pas d’intérêt particulier, comme un peu partout dans les Pouilles excepté autour d’Alberobelo avec les oliviers et les coquelicots à cette saison.
Gallipoli
Une fois nos affaires déposées dans la chambre nous nous dirigeons encore plus au sud à Gallipoli où une fois de plus l’arrivée dans la ville n’est pas des plus charmante. Il faut vraiment aller jusqu’au bout, aux portes de la vieille ville (qui est en zone à traffic limité donc vous ne pourrez pas y entrer en voiture) pour comprendre l’intérêt d’aller jusque là bas.
J’ai trouvé la petite ville plutôt agréable, surtout avec le soleil qui donne cette couleur incroyable à l’eau. Les ruelles sont jolies et la balade est sympa.
C’est assez touristique, donc comme c’était la première ville des Pouilles qu’on découvrait on a trouvé ça sympa.
Après coup je dirai que vous pouvez tout à fait faire l’impasse sur Gallipoli. Agréable, vraiment, mais rien d’exceptionnel.
Et première déception pour manger, comme ce sera finalement un peu le cas tout au long du voyage quand on a pas envie de dépenser 100€ par repas : une adresse agréable dans une ruelle, avec un carpaccio de thon à 16 balles tout sauf exceptionnel. Bref, un piège à touriste comme il y en a tant en Italie. C’est toujours décevant de se poser pour manger et d’avoir aussi faim après qu’avant sans s’être vraiment régalé.
Retour ensuite à Porto Cesareo pour vite aller découvrir Lecce à l’occasion d’un shooting photo avec un couple.
Lecce
Là aussi, l’arrivée dans la ville n’est pas des plus plaisante et on se demande vraiment où se trouve la « Florence des Pouilles ».
On peut se garer assez facilement pas trop loin des portes d’entrée dans la vieille ville, mais il faudra payer. D’où le choix de ne pas dormir dans Lecce également.
La première découverte s’est faite au cours du shooting dans les jolies rues qui bordent la jolie Piazza Del Duomo, puis dans un bar/resto alentour.
Une ville agréable, surtout en fin de journée lorsqu’elle retrouve son calme. Nous sommes tous des touristes, mais les groupes d’enfants bruyants et les groupes de touristes qui suivent un guide sont une vraie plaie. Le soir toute cette bruyante troupe laisse la place à une ville calme et bien mise en lumière et on respire un peu.
Nous y retournons donc tôt le lendemain matin. Inutile d’y aller trop tôt non plus, rien n’ouvre avant 8h, voire même 10h. Mais pouvoir se promener tranquillement dans les jolies rues de la ville permet de l’apprécier d’autant mieux.
N’étant pas adepte de prendre un guide pour visiter et vouloir voir absolument tout ce qu’il y a à voir, vous aurez compris que je vous partage surtout mes impressions et les « bons plans » plus qu’un guide des trucs à faire dans les villes.
Je dirais quand même qu’il ne faut pas louper de manger une bonne Puccia dans une adresse typique : Antica Pucceria que vous ne pouvez pas rater puisque située dans la rue principale.
Comptez une demi journée de visite pour profiter de Lecce. En sachant qu’on est entrés dans aucune église ni le duomo. D’expérience, et à moins que vous soyez un féru de religion, les églises sont toujours plus belles dehors que dedans. Sauf exception qu’il n’est pas utile d’énumérer ici.
Torre del Orso
Si ça c’est la plus belle plage des Pouilles alors…alors les gens ne sont pas difficiles !
Allez, comme souvent j’exagère. La plage est jolie, le cadre aussi avec les falaises au bout. Mais waouw, que la ville est moche. Pour ne pas dire horrible.
On sent quand même que les Pouilles n’est pas la région la plus riche d’Europe. Jamais je ne pourrais passer mes vacances dans une « station balnéaire » comme celle ci c’est déprimant.
Nous n’avons pas eu de chance avec la météo car il faisait gris ce jour là, même si on voit bien qu’avec du soleil la couleur de l’eau est aussi incroyable que partout sur les plages et que le sable est très beau aussi. Mais je sais qu’en saison c’est surtout un alignement de transats donc aucun intérêt pour moi.
Un peu plus au sud il y a les Faraglioni di Sant’Andrea. Là encore avec du soleil c’est forcément plus joli. Mais pareil, ça ne casse pas 3 pattes à un canard. Je suis assez difficile, et ça n’est pas parce que c’est l’Italie que je vais trouver ça incroyable pour autant. On a des endroits 1000 fois plus beaux en France.
Otrante
Point le plus au sud des Pouilles qu’on aura visité, Otrante est une petite ville agréable en bord de mer construite un peu sur le même principe que Gallipoli dans l’enceinte d’un fort.
Pour vous garer gratos, dirigez vous vers le camping.
Touristique aussi bien évidemment, comme partout dans les Pouilles, mais néanmoins bien agréable. Rien de spécial à raconter sur Otrante, mais selon moi c’est un des village à ne pas rater de la région. Y passer une nuit peut être une bonne idée également pour en profiter au calme.
C’est également là que j’ai mangé une des meilleure glace du séjour chez Gelateria Fisotti.
Nous retournons à Porto Cesareo pour la fin de journée afin de profiter du coucher du soleil. L’endroit est agréable et calme et vraiment joli avec ces petites iles en face. La couleur de l’eau est incroyable. Mais là aussi, d’un point de vue architecture il n’y a rien de spécial. Et niveau resto on a rien trouvé de dingue. Mais c’est sympa d’y séjourner pour être au calme et c’est aussi moins cher qu’à Lecce par exemple.
Avec du recul nous aurions pu ne pas y passer 2 nuits mais c’est confortable aussi de ne pas devoir changer de lieu de villégiature tous les jours.
Monopoli et sa région
La fin du séjour approche et nous prenons la direction de Monopoli pour 2 nuits.
La route nous fait passer par l’un des village incontournable des Pouilles : Ostuni. Un des rare village qu’on peut observer et découvrir de loin et un peu en hauteur. On se croirait un peu en Grèce avec tout ce blanc, ces jolies portes, les escaliers, les ruelles partout.
Très touristique et instagramable, mais voilà un village dans lequel j’aurais aimé passer une nuit, il a l’air d’y avoir pas mal de petites adresses sympa.
Nous sommes ensuite allés directement à Monopoli pour profiter du logement que nous avions réservés pour 2 nuits avec un SPA sur la terrasse avec vue sur la cathédrale. Plutôt très sympa.
J’ai adoré Monopoli, je pense que c’est le village des Pouilles que j’ai le plus apprécié. C’est très joli, en bord de mer, touristique comme partout, mais juste ce qu’il faut pour que ça reste agréable. Il règle une petite ambiance sympa qu’on a pas retrouvé ailleurs.
Côté resto je vous conseille le N24 situé dans une petite ruelle calme. Un bar/resto un peu classe dont l’ambiance est sympa et le service de qualité.
Encore une fois, ça n’est pas de la « grande cuisine » mais c’était très bien.
La région de Monopoli/Alberobello
Nous nous sommes levés assez tôt ce matin pour aller voir LE village qui a popularisé la région des Pouilles : Alberobello et ses fameux Trulli.
C’est évidemment à voir car, à priori, unique au monde. Mais finalement à part 2 rues bordées de boutiques pour les touristes, il n’y a pas grand chose à voir ou faire. Mais…ça reste quand même très joli et sympa.
Le problème si on y va trop tôt c’est qu’il n’y a rien d’ouvert, et rien ne ressemble plus à un trulli que le trulli d’à côté, et une fois que les bus de touristes débarquent ça devient la foire.
Le quartier juste en face est plus authentique car encore habité et très bien préservé. Vraiment je conseille de ne pas passer à côté d’Aleberobello, mais on a presque l’impression d’arriver dans un village Disney.
Locorotondo
Agréable surprise (je ne prépare quasiment plus rien en voyage de façon à ne pas être déçu si j’attends trop d’un lieu, et à l’inverse avoir de bonnes surprises) que ce petit village en forme de colimaçon qui pourrait faire penser à Ramatuelle dans le Var.
Il règne une ambiance vivante et plutôt authentique dans ce petit village dont on fait vite le tour mais dans lequel on se sent tout de suite bien.
Là aussi, on a du mal à imaginer un endroit si sympa avant d’arriver tellement les environs de la vieille ville ne sont pas beaux. Mais ne passez pas à côté de cet endroit.
Polignano a Mare
L’autre incontournable des Pouilles : Polignano a Mare.
L’endroit peut faire penser à Bonifacio de par sa configuration. C’est clairement à voir également, mais que c’est bruyant et touristique !
C’est vraiment ce qui m’aura le plus marqué dans les Pouilles (mon voyage précédent était en mars aux Açores donc forcément tout ce monde m’a un peu saoulé).
Contrairement à d’autres voyages où il y a beaucoup à raconter sur les choses à voir et à faire, les Pouilles c’est plutôt une destination vacances où on passe de village en village, de terrasse en terrasse et de glacier en glacier.
J’adore, mais ça n’est plus tellement ce qui me plaît le plus quand je voyage. Surtout quand c’est aussi touristique. Et encore, c’était en mai, je n’ose même pas imaginer l’enfer en haute saison avec 4 fois plus de touristes et la chaleur en plus.
Je pense aussi qu’on apprécie totalement les lieux qu’on visite quand on prend le temps d’y passer au moins 1 nuit, mais pour ça il faut beaucoup de temps et les Pouilles étaient une destination parfaite pour une semaine de vacances.
La Côte Amalfitaine
Cette région n’était pas prévue au programme du voyage. Nous avions gardé la nuit du vendredi « libre » dans le programme car nous ne savions pas si nous allions restés une dernière nuit dans les Pouilles ou si nous allions terminer par Naples.
N’ayant pas envie de terminer par une grande ville bruyante et polluée et estimant que nous avions fait le tour de ce qu’on voulait voir dans les Pouilles, nous avons décidé de finalement passer par la côte Amalfitaine avant de dormir à 30 minutes de l’aéroport.
Grosse erreur de notre part. Je n’ai jamais vu un endroit aussi pourri par le tourisme que cette fameuse côte Amalfitaine.
Là bas tout n’est que galère, à moins bien sûr d’être riche et de profiter d’une arrivée en yacht et de dormir dans les hôtels de dingue ou les meilleurs restos.
Pour le reste, si vous êtes un touriste lambda, vous allez payer 14 euros de parking par ci, 12 euros la brushetta dégueulasse par là, 4€ de l’heure pour se garer à Ravello, 10 euros la boule de glace etc etc.
Franchement, aussi belle soit cette partie de l’Italie, le fait que tout soit galère, cher et absolument bondé de monde enlève le plaisir de la visite.
Dans la mesure où je savais que je n’aurais jamais fait le déplacement exprès pour découvrir cette région je me suis dit « au moins je verrais et je saurais ».
Alors oui bien sûr c’est très beau. Mais la beauté est gâchée par tout ce que j’ai énuméré avant.
Je vous parle quand même de ce que vous pouvez faire sur la journée là bas en arrivant de Monopoli.
Commencez par Revallo pour redescendre toute la côte par la route en passant par Amalfi et la fameuse Positano.
Ravello est un village en hauteur qui offre de jolies vues. Le « problème » est qu’il faudra débourser 8 euros pour visiter la Villa Rufolo pour avoir les plus belles vues que vous voyez partout.
C’est joli bien sûr, mais comme souvent bien trop cher pour ce que c’est si on prend en compte l’état des jardins qui ne sont franchement très bien entretenus.
Ravello c’est ce genre de village qui pourrait être tellement charmant s’il n’était pas aussi fréquenté. Ravello, c’est ce genre de village où si tu ne débourses pas 400 euros pour y passer la nuit, tu passes complètement à côté parce que ça reste un village joli mais pas exceptionnel.
Après avoir déboursé 8 euros de parking et mangé une bruschetta qui consistait en quelques morceaux de pain grillés avec des tomates dessus et un peu d’huile d’olive nous reprenons la route pour Amalfi.
Amalfi
Ne cherchez pas à vous garer ailleurs qu’au parking public à 7€ de l’heure, vous n’y arriverez pas.
N’arrivez surtout pas entre 10h et 16h, c’est l’heure de pointe avec les passagers des navires de croisière qui débarquent, les bus de groupes etc etc.
Vraiment Amalfi c’est ce genre d’endroit incroyable. Mais dont le plaisir est gâché par la surpopulation.
Je ne vois vraiment pas comment on pourrait apprécier cette ville à sa juste valeur en étant entouré d’autant de monde aussi bruyant. On ne peut pas circuler, pas profiter.
Néanmoins : c’est clairement incroyable comme endroit. La couleur de l’eau, la configuration des lieux. Mais tout est voué au tourisme de masse avec des tarifs qui frôlent l’indécence, surtout quand tu reviens des Pouilles avec les glaces à 3 euros.
Là la boule est à 10 balles. A quel moment on peut apprécier de manger une glace à ce prix là ?? Quand je voyais une famille avec 4 glaces je pensais au PEL qui venait de sauter. Mais tant que les gens achèteront pourquoi ils s’en priverait ?
Il est vrai aussi que comme dans les Pouilles ou Matera, nous n’avons pas eu la possibilité de découvrir ces endroits tôt le matin. Nous avons vraiment visité les villages dans les pires moments de fréquentation. Beaucoup de gens apprécient d’être entourés d’autant de leurs semblables, mais pas moi.
Positano
La carte poste de la Côte Amalfitaine. Nous l’avons découverte en fin de journée avec une lumière plus douce, et il est clair que lorsque la ville commence à se dessiner au loin en étant sur la route l’effet waouh est clairement présent.
Là aussi ne cherchez pas à vous garer ailleurs que dans les parkings de la ville. Ca vous coûtera un rein mais vous n’avez pas le choix. J’ai voulu tenter et je l’ai un peu regretté. Sans parler de la perte de temps, c’est aussi une ville très physique avec un dénivelé de plus de 500m entre le haut de la ville et la plage.
Et vous y descendrez forcément à la plage.
Je suis mitigé aussi sur Positano, parce que finalement c’est juste un temple du commerce pour gens friqués. Il y a clairement un truc spécial là bas, c’est joli, unique au monde (en tout cas je n’avais encore jamais vu un tel endroit), mais…bon, je n’y passerai pas mes vacances. C’est pas du tout le genre d’endroit fait pour moi au final. Mais c’est à voir quand même, là est la contradiction.
Finalement, si vous lisez de travers vous pourrez penser que je n’ai pas apprécié plus que ça ce séjour, mais au contraire j’ai beaucoup apprécié les Pouilles, et surtout Matera. C’est juste que j’ai l’esprit assez critique et que je ne considère pas tout comme beau ou intéressant juste parce que c’est touristique et que tout le monde dit que c’est beau.
Un endroit peut être beau mais chiant à visiter aussi. Ce qui fut le cas de la côte Amalfitaine.

